Dans la rue St-John-Perse à Pointe-à-Pitre, régulièrement ils sont là. Installés contre un mur, ils chantent et frappent les tambours. Chaque samedi, de jeunes musiciens font renaître l'esprit de Vélo, maître tambouyé décédé en 1984. On a érigé une stèle, ici, à la mémoire de celui qui fut parmi les plus marquants messagers du gwo ka. Genre musical hérité du golfe de Guinée et de l'ancien royaume kongo, pratiqué autrefois dans les plantations, le gwo ka est un élément fondamental de l'identité guadeloupéenne. Né en 1931 dans une famille modeste, Vélo était un homme libre, menant sa vie comme bon lui semblait, en marge des contraintes sociales, allant là où son tambour le menait. Soliste au talent sûr, il reste une référence pour tous les musiciens et chanteurs de gwo ka.